Patrimoine culturel et artistique

Patrimoine culturel et artistique

Patrimoine culturel et artistique...

Saint Jean de Monts attire les artistes.

Le groupe de St jean de Monts, réunissant des artistes séduits par la même région et par le peuple des marais, est né en 1892 avec comme chef de file, Charles Milcendeau (1872-1918) et Auguste Lepère (1849-1918). A leur suite se succèderont, dans les années 1930, des artistes, des écrivains et des architectes venus de Vendée, pour la plupart, par l'intermédiaire des frères jumeaux Martel (1896-1966), tous deux sculpteurs.

Biographie Charles Milcendeau :

Milcendeau-autoportrait Né d'une famille d'aubergistes, à Soullans dans le Marais breton, Charles Milcendeau part, dès l'âge de vingt ans, pour Paris, où il devient l'élève de Gustave Moreau en même temps que Matisse. Son œuvre réaliste reflète avant tout les paysages du Marais breton et l'univers du monde paysan, ses thèmes de prédilection : La Mère Pajot ou inquiétude, la partie de cartes, avec un goût marqué pour le pastel.

Biographie Henry Simon (1910-1987)

henry simon
Né à St Hilaire de Riez est, comme Charles Milcendeau, profondément attaché à sa terre natale ; il se fera construire une bourrine à St Gilles Croix de Vie pour y installer son atelier. Un voyage en Algérie et la captivité pendant la guerre lui ont inspiré des œuvres vigoureuses, mais sa source créatrice essentielle demeure la Vendée : marine, scènes de la vie sociale, comme le Marché aux volailles, bals maraichins, portraits de pêcheurs… De la vie intimiste ou pittoresque à la décoration d'édifices publics, son œuvre est d'une grande diversité.

Biographie Auguste Lepère (1849-1918)

auguste lepère
Illustrateur et graveur, découvre la Vendée pendant l'été 1892, alors qu'il vient y faire soigner son épouse. Séduit par le pays, il y fait construire l'une des premières villas près d'une bourrine. Sa production est intense : eaux fortes, gravures sur bois, dessin, peintures… et s'intéresse aussi bien aux scènes de genre qu'aux paysages du Marais : La Convalescente et La Plage de St Jean de monts.

Biographie René Levrel (1900-1981)

rené levrel
Il a peint notamment la terrasse de l'un des hôtels qui accueillaient les artistes, l'Hôtel de la Plage à St Jean de Monts. Peintre de talent, il a su maîtriser aussi les techniques de la pointe sèche et de l'eau forte.


Biographie Jean Yole (1878 - 1956)

jean yole
Écrivain de la terre et chantre de l'éternel paysan, il a surtout traité dans ses romans, ses pièces de théâtre et ses essais, de la Vendée et des problèmes sociaux d'un monde rural affecté par des mutations venant bouleverser l'ordre ancien de la société traditionnelle. C'est en parcourant le marais à cheval ou en yole [barque du marais qui lui a inspiré son nom d'écrivain] qu'il écrivit ses premières œuvres : Les Arrivants en 1909, La Dame du Bourg en 1910, Les Démarqués en 1914...

Blessé, à la fin de la guerre 14-18, il reçoit la Légion d'Honneur et la Croix de Guerre.

En 1924, il s'installe avec son épouse au Logis de la Noue à Vendrennes. Il se consacre alors entièrement à l'écriture tout en prenant des responsabilités politiques, Maire de Vendrennes en 1933 et Sénateur de la Vendée en 1935. Ses romans, pièces de théâtre et essais traitent principalement de la Vendée, des problèmes sociaux d'un monde rural

affecté par des mutations venant bouleverser l'ordre ancien de la société traditionnelle.

"Une mer profonde, un écueil, une voile virant de bord avec maîtrise, des murs aux blancheurs de linge, une lumière aux étonnantes subtilités, résument l'attrait de ce pays auquel on reste indéfectiblement sensible."

La légende du Pont d'Yeu

Le bon Saint Martin se promenant sur le rivage se demandait comment il allait pouvoir porter la parole de Dieu sur l'île d'Yeu qu'il apercevait au loin. Point de navire au large, trop loin pour y aller à la nage ? C'est alors que le diable apparut.

Pont dYeu

"Messire Martin, je vous propose de construire un pont.
Mais à quel prix, Satan ?
En me donnant l'âme du premier être qui passera dessus.
Marché conclu, mais à deux conditions : tu ne tenteras et devras avoir terminé avant le chant du coq et le tintement de l'angélus

Les diablotins s'activèrent tant et plus, tandis qu'il perdit la notion du temps et fit un brin de cour à une jeune soubrette qui passait par Challans. Le temps passa vite et, au lever du jour, les diablotins étaient loin d'avoir terminé. Le diable fila vers le rivage et retrouva Martin. « Pari perdu ! » s'écria Martin devant la simple jetée qui s'avançait en mer.

« Pas tout à fait, car le premier qui passe sera à moi ! »

C'est alors que Martin libéra le chat qu'il cachait sous le manteau et le lança sur la chaussée, un chien à ses trousses.

Fou de colère, le diable fonça cornes en avant, voulant tout détruire. Une seule pierre roula dans l'eau ! Depuis, ce sont de paisibles pêcheurs qui, en allant à la cueillette de coquillages, empruntent cette chaussée.

La pêche aux pignons

Ou « la pêche aux pignounes » : ces petits coquillages bivalves ont la particularité de s'enfouir sous quelques centimètres de sable humide lors de la marée descendante. L'aide d'un seau, d'une petite pelle ou simplement en s'aidant de ses mains, il suffit de gratter et de ramasser le pognon. C'est certainement le coquillage le plus abondant des côtes Montoises et, vu son taux de reproduction, il n'est pas prêt de disparaitre. Les plus gros pignons ne vont pas dépasser deux à trois centimètres. Il faut ainsi, pour nourrir une famille de marmots gourmands, en recueillir suffisamment, les faire tremper dans plusieurs eaux puis, avec la dernière eau, verser une poignée de gros sel et laisser tremper quatre heures.

pêche aux pignons

Pour la cuisson, il faut faire ouvrir les pignons à sec dans une poêle. Lorsque tous les coquillages sont ouverts, il suffit de les assaisonner de crème fraîche avec de l'ail et du persil, ou simplement de l'huile d'olive. Ces « pignounes » feront le bonheur des apéros, à l'ombre des pins…


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